bienheureuxceuxquiontsoifHanne Wilhelmsen, tome 2 : Bienheureux ceux qui ont soif…

Auteur : Anne Holt  (Norvège)
Illustration couverture : –
Titre original : Selige er de som tørster (J.W. Cappelens Forlag, 1994)
Traduction : Gro Tang
Editeur : Points (2002)
230 pages

Prix Riverton (1994)

Genre : Policier

Quatrième de couverture

Un viol barbare et un portrait-robot impossible à faire, des mares de sang et aucun cadavre : la ville d’Oslo est en état de choc. Victimes assoiffées de vengeance, coupables, rêvées et conclusions trop hâtives, l’enquête d’Hanne Wilhelmsen nage en eaux troubles. L’inspectrice traque les démons des criminels, mais aussi ceux, plus sombres et plus discrets, de la police…

L’histoire par moi contée…

Hanne n’en peut plus. Entre sa vie avec Cécilia qu’elle tient à garder secrète alors que cette dernière en a assez, la chaleur étouffante de ce mois de mai, voila que viennent s’ajouter de bien étranges scènes de « crime » : beaucoup de sang mais pas de cadavre, et un numéro à 8 chiffres inscrit sur chaque scène. Par dessous tout, entre les bien trop nombreux dossiers dont elle a la charge, on lui attribue l’affaire horrible d’un viol.

Entre les voisins qui ont peur de la police, ceux qui sont un peu spéciaux et la victime du viol qui n’arrive à produire qu’un portrait robot qui pourrait ressembler à n’importe qui et la découverte d’un cadavre non identifié, les enquêtes s’entrecroisent dans un emploi du temps surchargé et une vie privée sous tension.

Mon avis

Je ne connaissais pas du tout cette auteure. J’ai pris le livre un peu au hasard dans une vente de livres d’occasion. En le commençant je me suis rendue compte que ce n’était pas le premier tome, mais cela ne m’a finalement pas dérangée.

Les personnages arrivent naturellement dans l’histoire et ce qui n’est pas dit sur leur passé n’a pas d’importance pour comprendre ce qui se passe et ce qui se dit, tant dans la vie privée de Hanne que dans la vie au commissariat. Le tutoiement habituel chez eux est un peu surprenant au début, mais c’est une particularité culturelle et l’avoir conservée à la traduction est bienvenu pour la réalité des choses. Ce tutoiement apporte un petit quelque chose dans les relations et les discussions qui n’auraient au final pas le même effet/résultat qu’avec nos vouvoiements.

J’ai beaucoup apprécié de suivre plein d’histoires, de versions ou de morceaux de l’histoire, en parallèle, toutes en lien avec l’enquête principale : les scènes ensanglantées, le cadavre anonyme, le viol, l’enquête de la police, les recherches du père de la victime du viol, …Et chaque personnage est le bienvenu et agréablement, naturellement introduit dans l’histoire : le voisin un peu étrange, la petite iranienne, l’assassin, le père, Cécilia, …

Le livre parle assez peu de la vie privée de Hanne, mais elle a tout de même son importance, tout comme la météo, au moins pour l’effet que ces éléments ont sur l’humeur et les réactions de Hanne. Ca ajoute des touches de réalisme, de concret. Anne Holt ne nous raconte pas « juste » une enquête, mais aussi la vie de l’enquêtrice, sans se limiter à ce seul personnage.

C’est aussi un livre qui dénonce. L’intolérable sous plusieurs formes : le viol, la façon dont sont (mal)traités les immigrés et parfois les étrangers, le racisme, le manque d’effectifs d’une police débordée, le système judiciaire qui ne condamne qu’à quelques mois au mieux les violeurs.

Au final j’ai beaucoup aimé ce livre rythmé, horrible de réalisme et dénonciateur, et je compte bien lire le premier tome puis les suivants.

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